Pour que l’école d’aujourd’hui remplisse les promesses de demain

Pour que l’école d’aujourd’hui remplisse les promesses de demain

L’éducation a toujours été un enjeu important dans toutes les sociétés du monde. Au Québec, les discussions sur la réussite éducative portent globalement sur trois axes : l’atteinte du plein potentiel de tous les élèves, un contexte propice au développement, à l’apprentissage et à la réussite et des acteurs et des partenaires mobilisés autour de la réussite.

Le Gouvernement du Québec nourrit d’ailleurs de grandes ambitions et envisage des changements majeurs pour le système d’éducation au cours des prochaines années. Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, a annoncé dans le cadre de sa nouvelle Politique de la réussite éducative le nouvel objectif d'atteindre un taux de diplomation d'au moins 85 % d'ici 2030, chez les élèves de moins de 20 ans, en faisant de la réussite des élèves la priorité du système d'éducation québécois. Aujourd’hui, le taux de diplomation au Québec est évalué à 78,8 %. Les garçons tirent toujours de l’arrière par rapport aux filles, avec un retard de plus de 10 %, selon les données du rapport sur la diplomation et la qualification par commission scolaire du Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) de 2016.

« La Politique de la réussite éducative que nous lançons aujourd’hui est le commencement d’un grand projet collectif. Elle se veut rassembleuse. Elle vise la réussite de tous les élèves sans exception, quel que soit leur âge ou leur statut. Cette politique, à nous d’en écrire la suite. À nous de partager le plaisir d’apprendre et d’offrir toutes les chances de réussir. » − Philippe Couillard

Alors que nous évoluons de plus en plus vers une société du savoir et une société axée sur l’évolution des technologies, il devient impératif de s’adapter à cette réalité en prenant un tournant majeur pour atteindre la réussite éducative et préparer les élèves aux conditions de vie et de travail dans lesquelles ils devront évoluer.

Un des éléments à considérer dans l’élaboration des plans d’action est que la réussite scolaire n’a pas la même signification que la réussite éducative, bien que l’un n’arrive pas sans l’autre. La réussite éducative repose en fait sur plusieurs facteurs différents, dont entre autres, l’atteinte du plein potentiel de tous les élèves et la qualité de l’enseignement et des pratiques pédagogiques à tous les niveaux. À l’éducation des adultes, les besoins de plus en plus grands en matière d’encadrement, de suivi des apprenants et d’accompagnement individualisé d’une clientèle dont le profil évolue grandement se font entendre et se constatent. La clientèle aux adultes prend de multiples visages et nationalités, mais a aussi des difficultés d’apprentissage qui ne peuvent être mises de côté ou ignorées.

À cet égard, la littératie et la numératie sont des éléments majeurs dont il faut tenir compte ; ces deux éléments favorisent l’apprentissage pour tous, et au final, la réussite éducative. Peu importe l’approche ou la voie de formation, l’école de demain doit concilier de multiples facteurs et l’accessibilité prend un tout autre sens avec les possibilités du numérique, pourvu que le contenu et la valeur pédagogique demeurent prioritaires dans les choix.

Dans cette perspective, la SOFAD propose plusieurs moyens d’action. Par exemple, le développement de matériel numérique d’apprentissage à portée nationale pour favoriser l’éveil à la lecture, aider les élèves à besoins particuliers, favoriser l’orientation et les transitions durant le parcours scolaire, offrir un soutien au réseau dans la qualité de l’enseignement et plus particulièrement proposer des pratiques reliées à la formation à distance et au numérique, tout en valorisant la profession enseignante à l’aide d’interfaces numériques. D’ailleurs, la SOFAD est en transition vers un modèle numérique interactif qui complétera l’offre de ressources conformes aux programmes d’études tout en offrant un cadre d’apprentissage et d’enseignement actualisé pour tous les secteurs du pré-collégial : la formation générale aux adultes, la formation professionnelle, la formation générale des jeunes et l’acquisition de compétences sur le marché du travail.


Article rédigé par Laëtitia Gagnon
Photo: © Chinnapong / Shutterstock